Chirurgie réfractive

En 2013, tous les défauts visuels sont accessibles à une correction chirugicale : la myopie bien sûr, mais également l’astigmatisme, l’hypermétropie et la presbytie.

Il y a pour cela de nombreux types d’intervention : le laser excimer trouve ici sa principale indication. Cependant selon votre âge, la puissance de votre anomalie réfractive et le type de cette anomalie, les implants intra-oculaires, qu’ils soient phaques (c’est à dire mis en place en plus de votre cristallin) ou pseudo-phaques (mis en place en remplacement de votre cristallin), peuvent être la meilleure façon de corriger votre défaut réfractif.

Dans tous les cas, laissez vous guider par votre ophtalmologiste qui vous aidera à choisir la technique la plus adaptée à votre situation.

 

Quels sont les défauts de la vision ?

 

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Dans un oeil « normal », les rayons lumineux se focalisent et se croisent sur la rétine : Un objet lointain est vu net.

 

1/ La myopie :

Elle correspond à un oeil trop long ou à une cornée trop puissante : les rayons lumineux se croisent en avant de votre rétine : l’image d’un objet à l’infini est vue floue.

 

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2/ L’hypermétropie : 

Elle correspond à un oeil trop court ou à une cornée pas assez puissante : les rayons lumineux se croisent en arrière de votre rétine : l’image d’un objet à l’infini est vue floue, surtout quand votre accomodation est moins performante (à partir de 40-45 ans).

 

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3/ L’astigmatisme : 

Elle correspond à un défaut de votre cornée qui a plus la forme d’un ballon de rugby que d’un ballon de football : l’image d’un objet à l’infini est vue déformée et donc floue.

 

4/ La presbytie :

L’accomodation permet la vision de prés (de 33 à 50 cm). Elle est liée à un bombement du cristallin.

La presbytie correspond à la perte de cette accomodation, secondaire au vieillissement du cristallin (perte d’élasticité). A partir de 45 ans, la lecture devient difficile et les bras « trops courts ».

 

Comment peut-on corriger la vue ?

 

1/ Le laser excimer :

C’est un laser trés énergétique permettant une photoablation du tissu cornéen, c’est à dire une réduction de l’épaisseur cornéenne . Cett diminution ainsi obtenue modifie la courbure de la face antérieure de la corneé et donc son pouvoir de convergence. Selon la zone traitée, l’épaisseur creusée, on peut corriger la majorité des défauts visuels.

Un bilan pré opératoire est indispensable pour déterminer si la cornée est assez épaisse et de forme normale, avant d’autoriser cette intervention.

Nous utilisons le laser Alcon Wavelight Allegreto 400 mHz®.

Les résultats de ce laser, quelque soit la technique utilisée (PKR ou Lasik), sont stables dans le temps. L’intervention dure environ 20 minutes pour les 2 yeux. L’anesthésie n’est que locale (quelques gouttes) mais l’intervention est parfaitement indolore.

PKR :

Le laser peut être appliqué directement à la face antérieure de l’oeil (aprés désépithélialisation) : il s’agit d’une PKR ou photokératectomie réfractive. Cette technique est la plus ancienne, celle qui a donc le plus grand recul. Les suites opéraoires sont marquées par une franche sensation de sable sous les paupières. La vue remonte lentement sur quelques jours.

 

LASIK:

Le laser peut être également appliqué aprés découpe d’un volet cornéen.z6.jpg

Ce volet cornéen est découpé à l’aide d’un laser femtoseconde : Ziemer Z6® dernière génération. Il permet une découpe personnalisée en diamètre, profondeur, angle de découpe. Ce laser a permis de sécuriser la découpe qui était effectuée avant avec un microkératome mécanique.

Ce volet est ensuite soulevé pour que le laser excimer pouisse remodeler la cornée.

Le volet est ensuite remis en place sans suture.

Le lasik permet une récupération visuelle trés rapide, quasi immédiate.

 

2/ Les implants phaques :

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Lorsque la myopie est plus importante ou la cornée trop fine, il est possible dans certaines conditions de mettre à l’intérieur de l’oeil un implant comparable à une lentille pour supprimer la nécessité du port de lunettes.

Accrochés à l’iris, il sont placés entre l’iris et la cornée. Ces implants pliables sont injectés par une incision de 3,2 mm.

Un bilan préopératoire est bien sûr obligatoire, n’hésitez pas à interroger votre ophtalmologiste.

Ces implants nécessitent par ailleurs une surveillance post-opératoire annuelle indispensable.

 

 

3/ Les implants pseudophaques :

Placés dans le sac du cristallin, aprés phakoéxérèse, ces implants permettent de corriger certaines myopies ou hypermétropie fortes ou la presbytie.

Ils ne sont donc mis en place que dans le cadre d’une chirurgie de la cataracte.

Les implants multifocaux, qui peuvent être déclinés en version torique pour la correction de l’astigmatisme, autorisent de se passer de lunettes en vision de loin et de prés dans la majorité des situations. Ils corrigent en effet tous les défauts visuels. Une consultation spécialisée permettra de déterminer si vous pouvez bénéficier de cette technologie.